HISTORIQUE DU MAGAL  Le Magal de Touba revêt un caractère multidimensionnel pour tous les musulmans, en général, et les mourides, en particulier  L’originalité du grand Magal de Touba réside à deux niveaux.  D’abord, contrairement à ce qu’on a l’habitude de célébrer, il marque le début de dures épreuves et de souffrances endurées par le Cheikh durant l’exil.  Ensuite, c’est le Cheikh qui l’a initié (à Diourbel) pour la première fois et a recommandé à ses fidèles de se souvenir de ce jour béni durant lequel il a obtenu tout ce qu’il voulait de son Seigneur. « Celui pour qui mon bonheur est le sien, où qu’il se trouve, devra tout mettre en œuvre le jour du 18 Safar pour rendre grâce à Dieu, car, disait-il, mes remerciements personnels ne pourraient suffire pour témoigner ma reconnaissance au Seigneur. »  Le Magal constitue un moment privilégié pour chaque musulman de magnifier en parfaite symbiose, avec le Cheikh, les innombrables bienfaits que Dieu lui a accordés. Cela est conforme aux enseignements coraniques : « Si vous êtes reconnaissants, très certainement j’augmenterai mes bienfaits pour vous. Mais si vous êtes ingrats, mon châtiment vous sera terrible (Sourate 14, Verset 7) ».  Il est indispensable donc de comprendre le sens véritable et la portée du Magal, de le célébrer conformément aux recommandations du Cheikh, afin de pouvoir bénéficier des grandioses bienfaits accordés au serviteur du Prophète (PSL). A l’origine, chaque talibé célébrait le Magal là où il se trouvait, pourvu d’être conforme aux recommandations du Cheikh.  Avec le temps, le deuxième calife, Cheikh Muhamad al-Fadel, a eu l’idée de rassembler tous les mourides à Touba. L’acte s’inscrit dans le cadre du raffermissement de la cohésion de la communauté. Il y avait ainsi des objectifs spirituels, mais aussi des objectifs sociaux (rencontre, échanges, etc.) et économiques dans la mesure où des ruraux venus avec leur production peuvent les écouler facilement avec l’arrivée de citadins.  Un courant d’échanges se crée ainsi entre les deux groupes. Tout cela n’était pas absent de l’esprit de celui qui a donné cette forme au Magal. Car au départ, chacun le célébrait Grand Magal de Touba chez lui. Le deuxième calife a estimé qu’il était très profitable à la communauté de rassembler tout le monde à Touba pour célébrer le Magal.  La particularité du Magal repose sur l’importance que les Mourides donnent à l’événement, car pour le mouride, le fait de participer au Magal est devenu une composante de sa doctrine.

HISTORIQUE DU MAGAL Le Magal de Touba revêt un caractère multidimensionnel pour tous les musulmans, en général, et les mourides, en particulier L’originalité du grand Magal de Touba réside à deux niveaux. D’abord, contrairement à ce qu’on a l’habitude de célébrer, il marque le début de dures épreuves et de souffrances endurées par le Cheikh durant l’exil. Ensuite, c’est le Cheikh qui l’a initié (à Diourbel) pour la première fois et a recommandé à ses fidèles de se souvenir de ce jour béni durant lequel il a obtenu tout ce qu’il voulait de son Seigneur. « Celui pour qui mon bonheur est le sien, où qu’il se trouve, devra tout mettre en œuvre le jour du 18 Safar pour rendre grâce à Dieu, car, disait-il, mes remerciements personnels ne pourraient suffire pour témoigner ma reconnaissance au Seigneur. » Le Magal constitue un moment privilégié pour chaque musulman de magnifier en parfaite symbiose, avec le Cheikh, les innombrables bienfaits que Dieu lui a accordés. Cela est conforme aux enseignements coraniques : « Si vous êtes reconnaissants, très certainement j’augmenterai mes bienfaits pour vous. Mais si vous êtes ingrats, mon châtiment vous sera terrible (Sourate 14, Verset 7) ». Il est indispensable donc de comprendre le sens véritable et la portée du Magal, de le célébrer conformément aux recommandations du Cheikh, afin de pouvoir bénéficier des grandioses bienfaits accordés au serviteur du Prophète (PSL). A l’origine, chaque talibé célébrait le Magal là où il se trouvait, pourvu d’être conforme aux recommandations du Cheikh. Avec le temps, le deuxième calife, Cheikh Muhamad al-Fadel, a eu l’idée de rassembler tous les mourides à Touba. L’acte s’inscrit dans le cadre du raffermissement de la cohésion de la communauté. Il y avait ainsi des objectifs spirituels, mais aussi des objectifs sociaux (rencontre, échanges, etc.) et économiques dans la mesure où des ruraux venus avec leur production peuvent les écouler facilement avec l’arrivée de citadins. Un courant d’échanges se crée ainsi entre les deux groupes. Tout cela n’était pas absent de l’esprit de celui qui a donné cette forme au Magal. Car au départ, chacun le célébrait Grand Magal de Touba chez lui. Le deuxième calife a estimé qu’il était très profitable à la communauté de rassembler tout le monde à Touba pour célébrer le Magal. La particularité du Magal repose sur l’importance que les Mourides donnent à l’événement, car pour le mouride, le fait de participer au Magal est devenu une composante de sa doctrine.

par Mamadou Diop

Touba « félicité » ou « béatitude » un Paradis sur terre ; fondée en 1888 par Cheikh Ahmadou Bamba fondateur de la confrérie mouride se distingue par sa singularité dans tous les domaines. C’est en quelque sorte une terre promise. D’après Abou Sa’id Al Khoudri, le Prophète a dit : « Touba est un arbre dans le paradis. Sa taille est équivalente à la distance que l’on parcourt en cent ans et les habits des gens du paradis sont issus de la pellicule qui couvre le fruit de cet arbre ». Située à l’Est de la ville de Dakar, elle a été batie tout en respectant les principes de l’Islam. Cheikh Abdoul Ahad Mbacké 3e khalif (1968-1988), a joué un rôle très important dans ce secteur. Aujourd’hui Touba reste la 2e ville du Sénégal avec plus de 1 500 000 hbts. L’essor de la ville est lié au grand pèlerinage qui célèbre chaque année le départ en exil du fondateur de la confrérie des mourides. Ce pèlerinage est appelé le MAGAL. Touba abrite la plus grande bibliothèque musulmane au Sénégal, avec 170 000 ouvrages. Une Université Islamique d’un coût de 37 milliards est en cours de réalisation. Aussi, Touba abrite une grande mosquée, entamée en 1926 et achevée en 1963, en perpétuel agrandissement. L’un des minarets, culminant à 86 m, est le plus haut d’Afrique de l’Ouest. Une ville sans tabac ,sans musique, sans alcool ; mais à côté les personnes ont d’autres variétés laissées par leur guide spirituel Cheikh Ahmadou Bamba comme : le Café Touba , les khasaides (poèmes religieux )…

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